Histoire

Les prémices de la sérigraphie apparaissent en Chine, durant la Dynastie Song (960-1279). Cette nouvelle façon d’encrer des motifs décoratifs se répandit rapidement dans les pays voisins. Au Japon, au 12ème siècle, la technique est améliorée: c’est là que l’on utilise les premiers écrans de soie, qui sont en fait constituées à l’époque de cheveux de femme, tissés et destinés essentiellement à l’impression de blasons sur les kimonos.

Au 19ème les chinois emmènent avec eux l’art de la sérigraphie aux Etats-Unis, lors d’une forte émigration. L’engouement est immédiat, les artistes furent conquis et la technique se modernisa, sous l’impulsion d’une industrie américaine très performante. Le racle supplanta le rouleau pour l’application de l’encre et la « soie » fut remplacée par le nylon et l’acier. Le terme « soie » est resté. On peut citer Andy Warhol et Roy Lichtenstein, qui s’adonnèrent sans modération à cette technique et lui donnèrent ses lettres de noblesse.

La sérigraphie voyage encore, cette fois avec les soldats américains, lors de la Seconde Guerre Mondiale: ils transportaient le minimum nécessaire pour marquer sur place les casques et le matériel militaire. Le procédé touche ainsi la France, puis toute l’Europe. Des artistes tels que Henri Matisse, entrevoyant les possibilités, sont immédiatement séduits. Les étudiants contestataires de Mai 68 l’utilisèrent pour imprimer leurs affiches.

Si la sérigraphie a été poussée et automatisée par l’industrie, et s’est étendue à de nombreux domaines (signalétique, textile, mode, matériel industriel, CD, autocollants, électronique, alimentation…), le principe reste accessible artisanalement, et donne des résultats d’une qualité étonnante pour peu que l’on soit méticuleux.

sources: wikipédia / C.Courtois, professeure-relais du PnrFO